Tous les concerts en plein air sont gratuits, dans la limite des places disponibles aux Arènes de Montmartre, la croisière musicale coûte 10 €.

le programme à télécharger, ici

SAMEDI 25 JUIN

Parc de la Turlure - Bleustein Blanchet 16H30

VIOLAINE LOCHU
et les habitants de la Goutte d'Or
Balades Aux Jardins Après le slam, l’écriture et l’improvisation, Rhizomes opère un virage à 180° et met en place des ateliers de pratiques artistiques intergénérationnels autour des thématiques de la mémoire et du témoignage. Pendant cinq mois, de jeunes journalistes en herbe accompagnés par l’artiste sonore Violaine Lochu ont défriché la mémoire des Anciens du quartier de la Goutte d’Or. Tout au long de leur enquête, les jeunes participants ont cartographié les souvenirs de leurs Aînés et se sont emparés de leur mémoire pour en créer une pièce radiophonique. Ces fascinants témoignages sont aussi la source d’une création musicale collective. Une vaste enquête dont la restitution sera présentée au festival Rhizomes.
Projet proposé par l'Onde & Cybèle en partenariat avec Goutte d'Or en Fête, FGO-Barbara et l'Institut des Cultures d'Islam, la Drac Idf, la Fondation BRI, la Fondation Strego, l'Acsé et la Région Idf.
(Restitution des ateliers radio)
BLICK BASSY
Balades Aux Jardins C’est une vieille photographie en noir et blanc, sur laquelle le temps a effectué son beau travail de patine. On y voit, posant guitare à la main devant un mur de briques, un jeune musicien élégant – chemise blanche, nœud papillon, chapeau. Fixant l’objectif, son regard pénétrant semble habité par un mélange de fierté et de mélancolie. Il ignore que sa vie et sa carrière, mises à mal par la Grande Dépression, autant jalonnées d’épreuves que de magnifiques élans d’inspiration, s’achèveront en 1969 dans la pauvreté la plus nue. Et il ne se doute pas qu’on se souviendra de lui comme l’une des plus grandes légendes du Delta blues. Son nom est Skip James. Ce cliché d’une grande intensité, Blick Bassy l’a collé sur le mur de son salon – comme on peut afficher chez soi le visage des aïeux qu’on a aimés et qui continuent de nous accompagner. Un soir glacial de l’hiver 2012, alors que le chauffage de sa maison a la mauvaise idée de tomber en panne, c’est lui qui, d’une certaine façon, va le réchauffer. Lové sous une couette sur son canapé, le musicien, pinçant les cordes de sa guitare pour conjurer le froid, croise le regard d’airain de Skip James. Bientôt, des mélodies prennent forme sous ses doigts. Fluides et légères, les notes s’élèvent en volutes entêtantes, quittent bien vite l’ancrage terrien du blues pour prendre les atours d’une musique sans âge ni ancrage, comme en suspension dans l’air et le temps.
(Cameroun / bassa Blues)

Parvis de l'église St Bernard 22H

DJELI MOUSSA CONDÉ
Medhi Chaïb Griot urbain aux allures de rocker, Djeli Moussa Condé chante au travers de textes engagés, la paix et l’espoir qu’il a en l’humanité... Né en Guinée-Conakry, issu d'une famille de griots, Djeli apprend très jeune l'art du chant et de la kora. Pendant quatre ans le Maître Lamine Sissoko lui enseigne la Kora et la culture musicale de son pays. Il part ensuite a l'aventure, durant plusieurs années, à travers l'Afrique de l'ouest. Gambie, Sénégal, Mali..."Djeli" va alors collaborer avec des artistes tels que Manu Dibango (Wakafrica), Salif Keïta, Richard Bona (Kalaban koro), Mory Kante, Alpha Blondy, Césaria Evora, Hank Jones, Cheick Tydiane Seck (Sarala), Sekouba Bambino (Le destin, Sinikan...), Mangala (réexpédition), Amy Koïta... Il contribue avec sa kora et sa voix puissante aux albums de chacun et les suivra sur leurs tournées françaises et internationales. En 2010, il fait la rencontre de Vincent Lassalle qui lui propose de réaliser son album. Avec un répertoire large, des textes engagés, Djeli lance un projet hors normes, avec kora, guitare, basse, un set de percussions et machines, flûte malinké, dans un projet tribal et moderne a la fois, effleurant la pop, insérant une touche d'électro...
(Guinée Conakry / afro-pop)
dans le cadre Goutte d'Or en fête

DIMANCHE 26 JUIN

Hôpital Bretonneau15H00

ODEIA
La Mal Coiffée Poussé par un vent nouveau associant musique traditionnelle et improvisation, le groupe ODEIA joue sur la corde sensible. Et ses musiciens n'en ont pas qu'une à leur arc : vocales, frottées, pincées, expérimentales, elles leur font franchir les frontières, l'âme cachée dans les caisses leur servant de passeport. Le bagage du quatuor, composé de musique traditionnelle, classique, jazz, free jazz, est le mélange de leurs racines profondes et des souvenirs qu'ils ont rapportés des pays traversés. Par ses évocations chantées en grec, français, italien, ladino..., ODEIA entraîne le public dans une nouvelle Odyssée où le cœur chavire sans que l'équipage s'y noie.
(France / chansons méditerranéennes)

Square Carpeaux16h30

EYO'NLÉ BRASS BAND
Yom Eyo’nlé Brass Band est l’une des rares fanfares africaines à faire découvrir à l’international cette tradition des cuivres issues des pays du pourtour du golf de Guinée, où se mélange l’afrobeat yoruba, le high life Ghanéen et les musiques vaudou du Bénin. Un mélange musical remarquable, enrichit des expériences et des multiples collaborations du groupe. Ces huit musiciens ont su allier ingénieusement l’héritage des musiques festives béninoises, que l’on retrouve dans les percussions, et la musique jazzy des fanfares de rue présente dans les arrangements des cuivres. Alors que les percussions rythment les cuivres, les chants, eux, se collent à l’actualité : démocratie, sida, chômage des jeunes. Ces chants célèbrent également les divertissements traditionnels, les cérémonies du culte vaudou, les funérailles rituelles et les rites initiatiques. Mélangeant toutes leurs influences, Eyo’nlé Brass Band propose un répertoire mêlant des standards de la chanson française (Brassens, Gainsbourg), des compositions issues des musiques vaudou béninoises et des influences afrobeat Yoruba. Le tout orchestré à la façon Brass band avec des chorus jazzy et des percussions traditionnelles (Talking drum) soutenant la section rythmique grosse caisse, souba, caisse claire. Ça chante, ça bouge, ça danse, bref, ça vit.
(Benin - Fanfare groovy)

SAMEDI 2 JUILLET

Square Louise de Marillac 15H

BALADES AUX JARDINS
Medhi Chaïb Afin de vous dégourdir les sens avant d’attaquer les concerts de Rhizomes du week-end, Jacky Libaud vous propose une balade aux jardins, peuplée d'ondes voyageuses, de rhizomes et d'herbes folles. Après des retrouvailles au square Louise de Marillac, cap sur la Halle Pajol et le nouveau jardin Rosa Luxembourg. Après un crochet par le Marché de l'Olive, c'est le square de la Madone et le square Paul Robin qui accueillerons vos pas… Il sera alors temps de s'installer dans l'herbe du square Rachmaninov, pour assister au concert du groupe tradi-moderne BKO Quintet !

RDV à 15h dans le square Louise de Marillac à la sortie du métro La Chapelle.Tel: 07 61 09 74 03 www.baladesauxjardins

(balade bucolique)

Square Rachmaninov16h

BKO QUINTET
PADAM Cette formation propose un voyage au cœur du Mali actuel. Ibrahima Sarr, puissant percussionniste, qui maîtrise avec aisance les sons du tambour djembe, a parcouru le monde aux côtés de Oumou Sangaré. Fassara Sacko dont la voix prend aux tripes, se distingue des autres griots dans les fêtes traditionelles. Le petit fils de Yoro Sidibé, Nfali Diakité avec ses « tournes » infernales chante aussi et joue son donsongoni luth à 6 cordes, lors des cérémonies animistes de ses pairs. Abdoulaye Koné, virtuose du djelingoni développe un style unique et psychédélique. Il est le descendant de Djeli Baba Sissoko, et fut sollicité avant ce quintet par de grands artistes comme Tiken Jah Kafoly, Salif Keita pour des tournée hors des frontières maliennes. Enfin Aymeric Krol, rodé aux scènes internationales, groove sur son étrange batterie. Depuis 10 ans il a souvent posé ses valises à Bamako où il à travaillé avec plusieurs artistes. Sa rencontre avec Ibrahima Sarr donne aujourd’hui naissance au projet : BKO Quintet, un projet loin d’un son « World » standardisé.
(Mali / France – tradi-moderne)

Jardins d’Eole18H

FINZI MOSAÏQUE ENSEMBLE
FANFARAÏ Le Finzi Mosaïque Ensemble célèbre « La Buena Hora », un hymne à l’amour qui traverse d’une rive à l’autre la Méditerranée. Ils viennent de Roumanie, de Turquie, d’Espagne et de France… C’est toutefois dans le milieu balkanique et tzigane parisien que se lient les membres du groupe. Gilles Finzi, le guitariste, fédère sa pétillante équipe autour d’une esthétique musicale qu’il envisage comme un tissage entre des styles musicaux différents. De l’arabo andalou au flamenco, de lasîrba roumaine au karsilama turc, le groupe prend plaisir à faire rejaillir des pépites de la musique traditionnelle en y incorporant savamment sa touche made in France. Le tout ciselé de compositions originales. La voix du groupe s’appelle Nuria Rovira Salat : un concentré de puissance féminine, de grâce, de volupté, de chaleur… Cette beauté catalane est d’abord connue pour sa parfaite maîtrise du répertoire des danses orientales et tsiganes. Désormais il faudra compter avec la pureté de sa voix ! Leur album est non seulement une ode à l’amour, à la rencontre, mais c’est aussi un voyage musical insolite et pour sûr… une belle invitation à la danse !
(France / Europe - balkan métissé)

DIMANCHE 3 JUILLET

Institut des Cultures d'Islam16h30

REVOLUTIONARY BIRDS :
MOUNIR TROUDI, WASSIM HALAL, ERWAN KERAVEC
PADAM Issu des périples autour de la Méditerranée du festival La Voix est Libre, Revolutionary Birds est né de la rencontre entre deux figures des révolutions égyptienne et tunisienne, Abdullah Miniawy et Mounir Troudi. En faisant rimer liberté et spiritualité, leurs chants soufis virtuoses aux accents de jazz, de rap et d’électronique s’élèvent à la vitesse de la lumière vers les cornemuses vrombissantes d’Erwan Keravec et les rythmes savants de Wassim Halal. Mêlant inspirations individuelles et aspirations collectives, leur musique se fait promesse de richesses, d’expériences et de beauté.
Une rencontre créée dans le cadre de La Voix est Libre et du festival Irtijal à Beyrouth en 2015, en partenariat avec l’Institut Français et le festival El Chanti.

(France / Tunisie – création soufi)

Croisière musicale. 10 €18h30

RENÉ LACAILLE èk MARMAILLE invite JEAN-DIDIER HOAREAU
LACAILLE Le trio René LACAILLE èk MARMAILLE, trois chanteurs et musiciens à part entière, est à l’image de ce qu’on fait de mieux en matière de transmission dans le respect de la tradition, mais aussi d’innovation et de création originale à partir du patrimoine musical réunionnais, unique en son genre. C’est la langue et le monde créole, les rythmes inimitables de l’Océan indien, que la famille Lacaille porte avec simplicité et complicité. Une musique métisse qui se régénère, s’enracine dans des rythmes et des instruments africains, indiens, malgaches, européens, flirte avec le blues, le jazz ou la salsa et reste ouverte à d’autres influences et d’autres traditions. Le jeu de guitare et d’accordéon coloré et chaloupé de René, la basse de Marco, les percussions d’Oriane, l’incroyable qualité rythmique et musicale du trio créent une musique chaleureuse et subtile qui touche les publics des plus populaires aux plus pointus. Rythme du séga, du maloya, du moringue se succèdent dans des chansons expressives, chroniques de la vie quotidienne, illustrant avec malice et dans une langue imagée et savoureuse, une culture populaire vivante.
HOAREAU Le maloya est également une histoire de famille, Jean-Didier Hoareau, neveu de Danyel Waro, ne pourra pas le démentir. Né en banlieue parisienne, il s’attache à transmettre la tradition maloya, à travers de nombreux ateliers qui fait la place belle à l’oralité et la pratique du kayamb, du pikèr et du roulèr, instruments emblématiques de ce rythme de l’Océan Indien. Il sera l’invité de René Lacaille et de sa marmaille pour un bal créole qui promet d’être endiablé.

(La Réunion – Bal créole)
Croisière de 19h à 21h au départ du bassin de la Villette
Billetterie du 03/07

SAMEDI 9 JUILLET

Square René Binet17H

RENATA ROSA
TELAMURE Grande chanteuse et exploratrice musicale, accompagnée de son violon Rabeca, des percussions traditionnelles et des multiples cordes (viola, bandola, guitare à 7 cordes), Renata Rosa réinvente l’univers traditionnel du Pernambuco et l’invite à chacun de ses concerts, mettant sa voix puissante au service des danses rurales brésiliennes, de la ciranda au côco des bals populaires. Elle présente son quatrième album, « Encantações » (« Enchantements ») un hommage organique et ensorcelant aux polyphonies du Pernambuco et à la samba de côco, musique de danse et de poésie. Elle fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui vont au delà de la seule transmission, pour rendre toujours plus actuelles les traditions du Nordeste.
(Brésil – Musique du Nordeste)

DIMANCHE 10 JUILLET

Arènes de Montmartre17H

ABLAYE CISSOKO & CONSTANTINOPLE
Balades Aux Jardins Rencontre poétique entre cordes et voix, des épopées du Royaume mandingue aux musiques de cours persanes. De tout temps, en tous lieux, la Parole du monde s’est incarnée dans celle, terrestre, du barde, du troubadour ou du griot. Ces artisans poètes, tout autant passeurs que pacificateurs, sont le trait d’union avec les forces de la nature, le divin indicible, la mémoire des anciens. Il leur revient d’entretenir le foyer quotidien de l’âme collective. Entre le djéli malinké conseillant les rois-guerriers et narrant leur glorieuse généalogie, et le bakhshi du Khorasan, lettré, chamane et barbier, il ne semble ainsi y avoir qu’une corde de luth... C’est à croire que les mélodies et l’oralité viennent autant de la terre, de l’eau et de l’air que du cœur des hommes. De nos jours, ces libres penseurs et voyageurs font du monde leur jardin... À la façon des musiciens de Constantinople et d’Ablaye Cissoko, griot de Saint-Louis du Sénégal, éternel oiseau migrateur et maître de la kora. On dit de cette harpe luth du Royaume mandingue qu’elle était le bien le plus précieux et disputé de la femme-génie. De cette créature céleste, Ablaye Cissoko semble avoir hérité la grâce. Douceur de son timbre, finesse de ses lignes mélodiques, fluidité de son doigté, virtuosité sans tapage, propos d’une générosité ciselée, écho à l’enfance et maturité du sage mêlées.
(Sénégal / Iran - Musique d'inspiration sacrée)
CHRISTINE SALEM
Balades Aux Jardins Parfois, un artiste fait ce qu’il veut. Dans l’histoire de la musique, cela donne des albums solo venant après une vie de groupe, des échappées acoustiques, des expériences autarciques, des moments d’apesanteur. Chez Christine Salem, c’est Larg pa lo kor. « J’avais envie d’aller au bout de mes envies », avoue-t-elle avec une limpide sincérité. Cette envie de ses envies, c’était par exemple de composer à la guitare ou au piano, d’aller vers le blues, la chanson, la parole, la mélodie, l’harmonie. De laisser derrière elle toute habitude, tout devoir, toute obligation. Pourtant, elle est une des voix les plus reconnues du maloya de la Réunion, une musicienne qui a souligné avec une vigueur saisissante les racines malgaches ou comoriennes de sa culture. Larg pa lo kor porte dans son histoire les traces de beaucoup de rencontres de Christine Salem. Déjà, son histoire d’amitié et de musique avec Moriarty. Rosemary Standley vient poser sa voix sur plusieurs titres. Par Moriarty, Christine a rencontré Seb Martel, musicien d’exception aux horizons immenses. Il a été guitariste de M, Camille, Salif Keita, Bumcello, Femi Kuti, General Elektriks, Las Ondas Marteles, et son carnet d’adresses s’étend de la variété à maintes avant-gardes. « Il est immédiatement rentré dans le maloya », note Christine, qui a trouvé en lui un compagnon d’aventure complet : Seb joue de la guitare, de la basse et réalise l’album.
(La Réunion / Maloya revisité)

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