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ÉDITION 2016

You got rhythm ? WE GOT RHIZOMES… mais pour combien de temps ?

Bientôt quinze ans que le festival Rhizomes plonge ses racines dans le cœur battant de nos quartiers, pour y distiller la sève enivrante de la musique des mondes. Ces mondes, ce sont les vôtres, les nôtres. Ceux qui ont composé avec des siècles de colonisation, d’uniformisation ou d'exode sans y brûler leurs ailes ; ceux qui donnent leurs lettres de noblesse aux mots liberté et fraternité, ceux qui sèment l’échange, le partage, en débordanses et à pas chaloupés. Ultimes remèdes contre la peur et le fondamentalisme, ils sont notre force et notre fierté, ils sont notre jardin public, que chacun cultive à son rythme, avec ses mélodies, ses mots, ses recettes et ses savoirs-frères.

Mais voilà, plus que jamais, il y a urgence : les plantes rares et convoitées sont les plus fragiles et les plus menacées. Rhizomes a beau regorger de ces fruits défendus à voix hautes par les collectivités en matière d’ « accès à la culture », de « dialogue transculturel », de « valeurs citoyennes », « d’espaces publics » et de « vivre-ensemble », Rhizomes a beau fédérer élus, médias, lieux de vie, hôpitaux et associations, fidéliser un public d’une diversité et d’une ferveur à rendre jaloux les théâtres les mieux dotés, Rhizomes à beau faire communier plutôt que cohabiter par-delà les frontières sociales et générationnelles, Rhizomes s’assèche, se meurt faute de moyens financiers pour en préserver l’essence, la générosité, le sens de l’accueil et la cueillette des sens.

Au nom de la Joie et des milliers de citoyens que nous avons entraînés dans nos sillons, nous appelons nos partenaires à garder fertiles ces terres défrichées avec passion, patience, amour et obstination. Après avoir franchi un à un les obstacles jalonnant la route de ce succès, nous devons nous unir pour sauver ce qui doit être sauvé. Contre tout état de fait… l’état de fête est déclaré !


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